Clean Nature

Québec / INRS, Québec / Next Stormwater, Victoria, BC / University of Victoria

Solution description:

Une chaussée ou un trottoir glissant est dangereux.

Pour assurer la sécurité de nos allées et de nos chaussées pendant les hivers glaciaux et impitoyables du Canada, les villes de tout le pays ont dû se tourner vers le sel de voirie pour augmenter la traction des pneus. Le problème, c’est que le sel ne reste pas confiné aux routes où il est appliqué.

Le sel transforme la neige et la glace en eau salée qui se propage de l’asphalte aux voies navigables voisines, où elle affecte l’eau douce dans laquelle elle pénètre.

C’est là qu’entre en jeu l’équipe Clean Nature avec sa solution pour réduire l’excès de sel de voirie.

Le sel est extrêmement difficile à extraire de l’eau, a expliqué Anne Carabin, membre de l’équipe. Le processus le plus courant implique des filtres à osmose inverse, qui sont très coûteux à installer et à entretenir. Ainsi, le meilleur moyen d’éviter que les voies navigables ne soient trop salées est d’aller à la source du problème et de limiter le sel appliqué sur les routes.

«Nous appliquons beaucoup de sel, beaucoup plus que nécessaire», a déclaré Carabin.

Son équipe et elle développent un modèle informatique qui utilise des données en temps réel pour déterminer la quantité de sel à appliquer pour déglacer les routes de manière appropriée, sans compromettre la sécurité du conducteur ou des piétons.

«Si, par exemple, le temps change, par exemple la température, s’il commence à pleuvoir, le modèle optimisera le calcul de la quantité de sel nécessaire en fonction de ces différentes conditions», a déclaré Carabin.

Ils se sont servis des données qui leur ont été fournies pour entraîner leur modèle d’intelligence artificielle à chercher des modèles et à trouver l’application de salage optimale. Leur projet gardera également une trace de la situation des chauffeurs de camion de sel et le comparera aux données de circulation afin d’ajuster l’application de sel et le trajet en conséquence.

Le modèle informatique n’est que la première étape. Après avoir perfectionné ce volet de l’opération, Carabin a déclaré qu’elle souhaitait se tourner vers la production d’équipements capables de réaliser ces changements avec une intervention minimale du conducteur. Mais pour le moment, l’objectif est de perfectionner le modèle informatique, a déclaré Carabin. Une fois que cela sera mis en place, le système se perfectionnera.