AquaHacking 2016 se poursuit* avec M. Da Silva de Ouranos

AquaHacking 2016 se poursuit* avec M. Da Silva de Ouranos


 

1. Pourriez-vous détailler un peu plus vos résultats de recherche sur le lac St-Pierre?

L’objectif de cette étude était de produire une évaluation économique des impacts des changements climatiques et une analyse coûts-avantages des stratégies d’adaptation, où les coûts réfèrent à la mise en œuvre des stratégies d’adaptation et les avantages à la valeur de services écosystémiques clés protégés, tels que la qualité des habitats pour la biodiversité (i.e. poissons et oiseaux), la qualité de l’eau, l’accès au Lac nécessaire aux activités récréotouristiques (i.e. la condition des rives) et le caractère exceptionnel du lac.

Le projet a permis également d’évaluer la valeur d’usage de l’écosystème du Lac Saint-Pierre qui a été estimée à 575 M$/an, découlant principalement des activités de pêche blanche et des autres activités récréotouristiques pratiquées sur le Lac. La valeur de non-usage provenant des qualités écologiques intrinsèques à l’écosystème du Lac de même qu’à son caractère exceptionnel a été évaluée à près de 3 G$/an.

DaSilva1.png#asset:1760

L’analyse économique des mesures d’adaptation visant à minimiser la dégradation du LSP et préserver les services écosystémiques a permis de démontrer la rentabilité économique de mesures comme la restauration des zones riveraines et de la plaine inondable, la modification des pratiques agricoles en zone inondable et l’augmentation des capacités de traitement des eaux usées des municipalités.

Pour plus de détails, veuillez consulter le rapport complet du projet.

2. La rivière des Mille Îles est sensible au niveau des étiages, existe-t-il des études concernant les impacts des changements sur cette rivière?

Les travaux du Centre d'expertise hydrique du Québec (CEHQ) dans le cadre de l’Atlas hydroclimatique du Québec méridional cartographient les principales tendances anticipées en matière d’impact des changements climatiques sur les régimes hydriques du Québec. Sans explicitement projeter les débits futurs de la rivière des Mille-Îles, l’Atlas permet de tirer un certain nombre de constats sur les étiages estivaux futurs qui devraient devenir plus longs et plus sévères dans le sud du Québec. 
Pour plus de détails, veuillez consulter l’Atlas du CEHQ.

3. Pourrions-nous entrevoir une certification qui encouragerait fortement les zones industrialo-portuaires et toute nouvelle infrastructure commerciale en rives à appliquer une optimisation de la gestion de l’eau et que leur infrastructure soit entièrement verte? 

Il serait effectivement très pertinent de trouver des moyens d’inciter les entreprises qui sont installées ou qui s’installeront le long des cours d’eau à gérer de manière plus efficace leurs eaux et leurs impacts environnementaux en général. Des certifications, dont les normes ISO, couvrent certains de ces aspects. Toutefois ces normes et certifications restent des initiatives qui sont appliquées sur une base volontaire par les entreprises.

4. Y'a t-il des intérêts divergents entre les Grand Lacs en ce qui a trait à la gestion des niveaux d'eau? Où est-on vraiment devant les intérêts du Québec face à l'ensemble des états des GL?

Je ne suis pas vraiment à l’aise à répondre à cette question qui est loin de mon champ d’expertise.
J’aimerais référer plutôt à la Commission mixte internationale qui a justement été créée en 1909 afin de prévenir et résoudre les conflits sur les eaux limitrophes entre les États-Unis d'Amérique et le Canada. 

M. Laurent Da Silva // Panéliste expert du Sommet AquaHacking 2016


Dans le cadre du Sommet AquaHacking 2016 Unis pour le Saint-Laurent des questions ont été posées aux conférenciers via la plateforme Sli.do. Toutes n'ont pas pu être adressées lors du sommet, cependant les conférenciers ont accepté de répondre ultérieurement par écrit.

Retour à la salle de presse